Le conseiller funéraire est la personne qu’une famille rencontre dans les heures qui suivent un décès. Il l’écoute, lui explique ce qui est possible, chiffre, organise, puis veille à ce que tout se passe comme convenu jusqu’au cimetière ou au crématorium. C’est un métier réglementé : un diplôme national est obligatoire pour l’exercer. Ce guide décrit le parcours réel, du premier contact avec le métier jusqu’au premier poste, avec les règles en vigueur en 2026.

L’essentiel en trente secondes
  • Un diplôme obligatoireDiplôme national de conseiller funéraire, inscrit au RNCP (fiche 36840, niveau 4).
  • 280 heures140 h de formation théorique et 140 h de stage en entreprise funéraire.
  • Aucun prérequisNi bac ni expérience exigés. Le permis B est très utile.
  • Trois épreuvesUn écrit de 80 questions, un oral de 20 minutes, l’évaluation du stage.
  • 12 moisLe délai dont dispose un salarié embauché sans diplôme pour l’obtenir.
  • À partir de 2 500 € TTCChez Thanoria, examen inclus, éligible CPF et payable en plusieurs fois.

Le métier de conseiller funéraire, concrètement

Tout commence par un rendez-vous, souvent le jour même du décès ou le lendemain. Le conseiller funéraire reçoit la famille en agence, parfois à domicile, et l’aide à prendre en quelques heures des décisions qu’elle n’a jamais eu à prendre : inhumation ou crémation, cérémonie civile ou religieuse, choix du cercueil, lieu de recueillement, faire-part, fleurs. Il présente les prestations et les tarifs, établit un devis conforme au modèle réglementaire, puis signe le contrat.

Vient ensuite la partie invisible du métier : déclaration de décès en mairie, autorisations de fermeture de cercueil, de transport, d’inhumation ou de crémation, réservation du créneau au cimetière ou au crématorium, coordination avec l’officiant, la chambre funéraire, le marbrier, l’équipe de porteurs et le maître de cérémonie. Le jour des obsèques, il s’assure que chaque intervenant est là où il doit être. Après la cérémonie, il clôt le dossier et reste l’interlocuteur de la famille pour les démarches qui suivent.

Le métier est donc à la fois commercial, administratif et profondément relationnel. Les délais sont courts, l’erreur se pardonne mal, et l’on accompagne chaque semaine des personnes en état de choc. Ce que les recruteurs recherchent tient en quelques mots : de la rigueur, une présentation soignée, une vraie capacité d’écoute et une stabilité émotionnelle qui permet de rester disponible sans se laisser submerger.

On ne vend pas un cercueil, on aide une famille à dire au revoir dans de bonnes conditions. Le reste, la réglementation et la logistique, s’apprend.

Un diplôme obligatoire : ce que dit la loi

Depuis le décret n° 2012-608 du 30 avril 2012, l’accueil et le conseil des familles dans une entreprise de pompes funèbres sont réservés aux titulaires d’un diplôme spécifique. Le Code général des collectivités territoriales encadre l’ensemble de la profession, et un arrêté du 30 avril 2012, révisé par l’arrêté du 15 juillet 2025, fixe le contenu de la formation et le déroulement de l’examen. Cette révision s’applique aux sessions depuis le 1er janvier 2026.

Le diplôme de conseiller funéraire est enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles sous le numéro RNCP 36840, au niveau 4, avec le ministère de l’Intérieur comme certificateur. Son intitulé exact, « conseiller funéraire et assimilé », a son importance : il couvre aussi les fonctions d’assistant funéraire et d’agent d’accueil qui participent au conseil des familles. Si vous hésitez entre plusieurs métiers, notre guide quelle formation funéraire pour quel métier détaille ce que chaque poste exige.

Une règle surprend souvent les candidats : on peut être embauché avant d’être diplômé. Un salarié recruté sans diplôme dispose de douze mois à compter de sa prise de fonction pour l’obtenir. Concrètement, une entreprise de pompes funèbres peut recruter une personne en reconversion, la former en poste et lui faire passer l’examen dans l’année. Pour qui ne peut pas se permettre plusieurs mois sans revenu, cela change tout.

Peut-on travailler dans le funéraire sans diplôme ?

Oui, pour certaines fonctions. Les porteurs, chauffeurs et fossoyeurs n’ont pas de diplôme à passer, seulement une formation obligatoire de 16 heures. Beaucoup de conseillers funéraires ont d’ailleurs commencé ainsi, en découvrant le métier de l’intérieur avant de se former au conseil des familles. En revanche, dès que l’on reçoit une famille pour organiser des obsèques, le diplôme de conseiller funéraire s’impose.

Comment devenir conseiller funéraire : le parcours en six étapes

  1. Vérifier que le métier vous correspondAvant de vous engager, parlez à des professionnels, lisez des témoignages de stagiaires, et si vous êtes inscrit à France Travail, demandez une immersion professionnelle de quelques jours en agence. La question à se poser est simple : suis-je capable de rester posé, précis et disponible face à une famille qui vient de perdre un proche ?
  2. Choisir le format de formationPrésentiel dans un centre, classe virtuelle en direct avec un formateur, ou e-learning à votre rythme. Les 140 heures de théorie sont les mêmes ; seule la manière de les suivre change. Le stage de 140 heures, lui, se déroule toujours en entreprise.
  3. Financer la formationCPF, France Travail, OPCO de l’employeur, Transitions Pro ou paiement échelonné : la plupart des dossiers trouvent une solution. Le détail est plus bas dans ce guide.
  4. Suivre les 140 heures de théorieHuit modules, de la législation funéraire à la psychologie du deuil, avec des QCM d’entraînement pour se préparer à l’écrit.
  5. Réaliser le stage de 140 heuresDans une entreprise, une régie ou une association habilitée, au contact des familles. Il donne lieu à un rapport de stage de une à trois pages, support de l’épreuve orale.
  6. Passer l’examen et décrocher un posteUn écrit, un oral devant un jury, l’évaluation du stage. Le diplôme obtenu, le secteur recrute toute l’année, en agence comme dans les grands réseaux.

280 heures : le contenu réel de la formation

La formation se divise en deux moitiés strictement égales. La partie théorique compte 140 heures réparties en huit modules dont le volume est fixé par arrêté ; la partie pratique compte 140 heures de stage en entreprise. Voici la répartition telle que nous l’enseignons chez Thanoria.

ModuleCe que l’on y apprendDurée
Législation et réglementation funéraireHabilitation, étapes des obsèques, obstacle médico-légal, transport de corps, soins de conservation, mise en bière, crémation, destination des cendres.35 h
Produits, services, conseil à la vente et réglementation commercialeDevis normalisé, obligations d’information, contrats obsèques, présentation des prestations, entretien de vente avec une famille.42 h
Pratiques et rites funérairesRites des principales confessions, cérémonies civiles, symboles et usages.14 h
Psychologie et sociologie du deuilMécanismes du deuil, posture d’accueil, gestion de sa propre charge émotionnelle.14 h
Conception et animation d’une cérémonieConstruire un déroulé, prendre la parole, coordonner les intervenants.14 h
Connaissances administratives généralesInstitutions, rôle des mairies, des préfectures et des collectivités.7 h
Hygiène, sécurité et ergonomieRisques du métier, protections, gestes et postures.7 h
Encadrement d’une équipeDiriger une équipe de porteurs, organiser un convoi.7 h
Stage pratique en entrepriseAccueil des familles, démarches, convois, au moins dix activités réglementaires à réaliser et à consigner.140 h

Le module de législation est le plus dense, et c’est celui qui pèse le plus lourd le jour de l’écrit. Le module commercial est le plus long : il forme à l’exercice le plus délicat du métier, conseiller et vendre sans jamais donner le sentiment de vendre. Le stage, enfin, n’est pas une formalité : il est noté, et il nourrit l’oral.

L’examen du diplôme : trois épreuves, une note finale

Depuis le 1er janvier 2026, l’examen distingue une phase d’admissibilité et une phase d’admission. Le jury délivre le diplôme à partir d’une note finale composée de trois éléments.

ÉpreuveDéroulementPoids
Écrit d’admissibilité80 questions, à choix multiples et à réponses courtes, réparties sur toutes les matières (au moins 8 par matière). Il faut obtenir 12/20 pour être admissible. Un candidat admissible qui ne peut pas se présenter à l’oral conserve le bénéfice de son écrit pendant 12 mois.50 %
Oral d’admission20 minutes devant le jury : 5 minutes de présentation, 5 minutes sur la formation pratique, 10 minutes de questions. L’entretien s’appuie sur le rapport de stage. Toute note inférieure à 7/20 est éliminatoire.30 %
Évaluation du stageAppréciation de l’entreprise d’accueil sur les 140 heures et les activités réalisées.20 %

La réforme de 2025 a relevé la note éliminatoire de l’oral de 5 à 7/20 et augmenté son poids dans la note finale. Le message est clair : le jury veut des candidats capables de s’exprimer avec justesse sur ce qu’ils ont vécu en stage, pas seulement de réciter la réglementation. C’est précisément pour cela que nos formules incluent des QCM d’entraînement pour l’écrit et des mises en situation pour l’oral. En 2025, 97,56 % de nos candidats ont obtenu leur diplôme, pour 123 personnes formées.

Faut-il un diplôme pour s’inscrire ? Reconversion, alternance, sans le bac

Aucun diplôme préalable n’est exigé pour entrer en formation. Le niveau baccalauréat est recommandé, surtout parce que le module de législation demande de lire des textes avec rigueur, mais il ne conditionne pas l’inscription et beaucoup de candidats réussissent sans l’avoir. Il n’y a pas non plus de limite d’âge : une large part de nos stagiaires vient d’un autre secteur et découvre le funéraire à l’occasion d’une reconversion.

Deux prérequis pratiques comptent davantage que les diplômes. Le permis B, d’abord : le métier suppose des déplacements constants entre la mairie, la préfecture, le cimetière et la chambre funéraire, et la plupart des offres d’emploi le demandent. L’équilibre personnel, ensuite, que les recruteurs évaluent en entretien plus qu’ils ne le lisent sur un CV.

Sur l’alternance, soyons clairs : Thanoria ne propose pas de formation en alternance, ni en apprentissage ni en contrat de professionnalisation. Ce n’est pas un manque, car la voie la plus courante y ressemble beaucoup. Comme le diplôme peut être obtenu dans les douze mois qui suivent l’embauche, on est d’abord recruté par une entreprise de pompes funèbres, on travaille en agence, l’employeur finance la formation, le plus souvent via son OPCO, et l’on passe l’examen en poste. Le e-learning se prête particulièrement bien à cette situation : les cours se suivent en dehors des heures de travail, à son rythme.

Combien coûte la formation, et comment la financer

Chez Thanoria, la formation de conseiller funéraire est proposée à partir de 2 500 € TTC en e-learning standard, passage de l’examen inclus. La classe virtuelle en direct via Zoom, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h, est à 3 000 € TTC ; l’e-learning premium, avec book de formation papier, tchat et accompagnement personnalisé, à 3 500 € TTC. Ces tarifs incluent l’accès à la plateforme, les QCM d’entraînement et le suivi de progression.

Le financement est rarement le vrai obstacle. La formation est éligible au CPF. Elle peut aussi être prise en charge par France Travail dans le cadre d’un projet de reconversion, par l’OPCO de votre employeur si vous êtes déjà en poste, ou par Transitions Pro pour un projet de transition professionnelle. Et si vous financez vous-même, le paiement en 3 à 24 mensualités est possible. Chaque dispositif, avec les démarches à faire et dans quel ordre, est détaillé sur notre page aides et démarches.

Quel salaire pour un conseiller funéraire ?

Les salaires du secteur sont encadrés par la convention collective des pompes funèbres. À l’embauche, les minima conventionnels s’échelonnent de 1 864 € brut par mois au niveau I à 2 063 € brut au niveau IV ; un conseiller funéraire confirmé se situe généralement dans le haut de cette grille, et les postes d’encadrement passent au statut cadre, à partir de 2 501 € brut. À ce socle s’ajoutent souvent des primes d’astreinte, les week-ends et jours fériés travaillés, et dans certaines entreprises une part variable liée à l’activité.

Ce n’est donc pas un métier où l’on s’enrichit vite, mais c’est un métier stable, qui recrute partout en France et où l’évolution est rapide pour qui veut prendre des responsabilités. Nous avons détaillé la grille, les primes et les écarts selon les régions dans notre article sur le salaire du conseiller funéraire.

Débouchés et évolution : agence, cérémonie, direction

Le premier débouché est l’agence de pompes funèbres, indépendante ou membre d’un réseau, où le conseiller est l’interlocuteur unique de la famille. Le secteur recrute de façon régulière, dans les grands réseaux comme dans les entreprises indépendantes présentes sur tout le territoire.

Le diplôme est aussi une porte vers d’autres fonctions. Beaucoup de conseillers exercent également comme maître de cérémonie, une double compétence très appréciée dans les structures de taille modeste. Et pour qui veut ouvrir sa propre agence, diriger un centre de profit, une chambre funéraire ou un crématorium, le diplôme de dirigeant d’entreprise funéraire, de niveau 6, exige d’être déjà titulaire du diplôme de conseiller funéraire : c’est le passage obligé, et la suite logique du parcours. Nous accompagnons aussi les créateurs sur notre page entreprendre dans le funéraire.

À distance ou en présentiel : quel format choisir ?

Le programme et l’examen sont identiques quel que soit le format ; ce qui change, c’est votre rythme, votre budget et le temps que vous pouvez dégager. Voici comment nos stagiaires choisissent.

FormatPour quiRythmeTarif
E-learning standardVous êtes autonome, vous travaillez ou vous habitez loin de tout centre.Entrée toute l’année, cours vidéo et QCM à votre rythme, suivi de progression.2 500 € TTC
Classe virtuelleVous voulez un cadre, un groupe et un formateur en direct.Quatre semaines de cours via Zoom, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h, puis le stage, puis l’examen. Plusieurs sessions par an.3 000 € TTC
E-learning premiumVous voulez la souplesse du e-learning avec un accompagnement rapproché.Plateforme, book papier, tchat avec les formateurs, accompagnement personnalisé jusqu’à l’examen.3 500 € TTC

Dans tous les cas, comptez deux à trois mois entre le début de la formation et l’examen si vous suivez une session de classe virtuelle, davantage si vous étalez le e-learning autour d’un emploi. Le stage de 140 heures se fait dans l’entreprise de votre choix ; si vous n’en avez pas encore, nous essaierons de vous aider à en trouver une près de chez vous.

Prêt à vous lancer ?

Formation diplômante de conseiller funéraire, 100 % à distance, examen inclus, éligible CPF. Organisme certifié Qualiopi, noté 5/5 par plus de 80 stagiaires sur Google.

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Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour devenir conseiller funéraire ?

Entre trois et six mois dans la plupart des cas : 140 heures de cours, 140 heures de stage, puis l’examen à la session suivante. Un salarié embauché sans diplôme dispose de douze mois pour l’obtenir.

Peut-on devenir conseiller funéraire sans le bac ?

Oui. La formation est ouverte sans condition de diplôme. Le niveau bac est conseillé pour la partie réglementaire, mais il n’est pas exigé, ni à l’inscription ni à l’examen.

L’examen est-il difficile ?

Il demande une vraie préparation, surtout en législation, mais il récompense le travail régulier : les QCM d’entraînement couvrent le programme de l’écrit, et le stage prépare naturellement à l’oral. Chez Thanoria, 97,56 % des candidats ont été reçus en 2025.

Peut-on suivre la formation tout en travaillant ?

Oui, c’est l’intérêt du e-learning : les cours se suivent le soir ou le week-end, à votre rythme. Seul le stage de 140 heures demande de se libérer, en accord avec l’entreprise d’accueil ; il peut se répartir sur plusieurs semaines.

Le diplôme est-il valable dans toute la France ?

Oui. C’est un diplôme national, délivré selon les mêmes règles partout en France, et reconnu par toutes les entreprises du secteur.

Quelle est la différence entre conseiller funéraire et maître de cérémonie ?

Le conseiller funéraire organise les obsèques avec la famille, en agence, du premier rendez-vous au règlement des démarches. Le maître de cérémonie dirige le convoi et anime la cérémonie le jour même. Ce sont deux diplômes distincts (RNCP 36840 et RNCP 36839), souvent cumulés dans les petites structures.

Textes de référence : décret n° 2012-608 du 30 avril 2012 relatif aux diplômes dans le secteur funéraire ; arrêté du 30 avril 2012 portant application de ce décret, modifié par l’arrêté du 15 juillet 2025 (applicable au 1er janvier 2026) ; fiche RNCP 36840 « Conseiller funéraire et assimilé ». Tarifs Thanoria et chiffres 2025 à jour au moment de la publication ; consultez la page de la formation pour les sessions et conditions en vigueur.